RÉSIDENCE VAL DE CHEVRÉ

PAROLES DE RÉSIDENTS

TÉMOIGNAGES

MME V.

> FEVRIER 2025

« Depuis quand je suis là ? Ma fille me dit septembre 2022.

J’habitais presqu’en face, du moins à l’autre bout du village. C’est ma fille qui m’a trouvé la maison, elle m’a proposé. Je me suis dit, « Pourquoi pas ? ». Je venais d’avoir un accident, je m’étais cassée le col du fémur. Je n’ai pas pu retourner seule chez moi.

Au début, je n’avais pas l’intention de rester, je voulais rentrer chez moi. Mais la nécessité s’est imposée à moi.

Puis, j’ai trouvé la tranquillité, le fait de ne plus avoir à se poser de question. C’est rassurant en plus, on vous tient dans un groupe. Je suis même mieux ici que chez moi, parce qu’il fait chaud.

Le matin, on m’apporte le petit déjeuner. Je suis une grosse dormeuse, alors parfois on me réveille. Je dors bien.

Ensuite, je fais ma toilette, je m’habille, on m’aide pour les choses que je n’arrive pas à faire seule, je demande avec l’appel-malade, il suffit d’appuyer et d’attendre que quelqu’un puisse venir m’aider.

Quand vous faites des trucs, le matin : de la gym, la lecture du journal, l’atelier mémoire, j’aime bien y participer. C’est important.

J’ai ma propre vie, sans avoir à demander de l’aide ou de la présence à mes enfants. Mais je peux les recevoir comme je veux.

Le midi, je me dirige vers la salle à manger. Ou bien on vient me prévenir qu’il est l’heure, quand j’ai oublié, ou que je suis plongée dans un bouquin.

On se met à table, puis le service se fait. J’aime bien aider ma voisine, quand je peux.
Les repas. C’est bon. Ou plutôt, il y en a qui plaisent, et d’autres moins. Moi, ce que j’aime, ce sont les desserts.
Actuellement, j’ai changé de voisine à ma table, et on ne parle pas trop. Cela dépend d’avec qui l’on est.

Généralement, après le repas, je retourne dans ma chambre, et je lis. Je ne fais pas la sieste.

Quand on vient m’informer qu’une rencontre est organisée en bas, au salon, j’y vais. Des gaufres, des crêpes, j’adore ! Mais ça n’est pas tout le temps.
Des jeux… On fait passer l’après-midi ensemble, ça discute, ça joue, c’est agréable. Ou bien on assiste à une projection de photos, on écoute, on discute aussi, on échange.
Il y a des sorties aussi : on va à la bibliothèque, on choisit ce que l’on veut et on peut ramener les livres que l’on souhaite lire chez soi.
Quelquefois, on va au spectacle. Ah j’adore ! Ou alors au cinéma. Des jardins avec de jolis rosiers…

Puis on prend un goûter en commun ou dans sa chambre. C’est bien. Je joue ensuite au scrabble avec ma fille. Sinon, je rentre chez moi, dans ma chambre.

Vers 18h15, on va manger le souper. Puis je repars à nouveau dans ma chambre. Je retrouve ma lecture, je prends un peu de temps, c’est selon mon envie. Et je me couche.

C’est parfois difficile de parler avec des gens. Il faut être proche, au sens propre et figuré.
Je ne suis plus chez moi, je n’ai plus toute ma liberté d’action, nous sommes en collectivité.
Je n’y vois plus très clair, c’est un vrai handicap.
Mais on s’occupe bien de moi, on a affaire à des personnes gentilles, c’est agréable de pouvoir compter sur les gens.

C’est différent, mais on ne peut pas dire qu’on est malheureux, c’est pas vrai. »

Mme L.

> MARS 2025

« Ça doit faire moins de 10 ans que je vis à la Résidence. Je ne m’en souviens pas très bien.

Déjà, c’est bien d’être ici, d’avoir une chambre personnelle pour être libre de ses mouvements.

On m’apporte le petit-déjeuner vers 9 heures. Et pour garder mon autonomie, l’équipe et moi avons décidé que je rapporterai mon plateau moi-même jusqu’à la salle-à-manger.
Une fois fait, je me recouche, puis je continue à me reposer jusqu’à 11 heures, et je me prépare. Ensuite, je vais lire le programme de l’après-midi, avant de monter à l’accueil pour lire les titres du journal. J’en profite pour lire les articles qui me plaisent.

Les repas. Ce que j’aime bien, c’est qu’il y a des produits bio, c’est déjà ce que je prenais quand je vivais chez moi.
D’ailleurs, au sujet des repas, on nous demande notre avis sur les menus.

Je fais la sieste, en début d’après-midi, et après, je suis prête pour participer aux animations. Ou bien, je regarde la télévision, je fais des mots croisés. Je ne m’ennuie pas. Je suis quand-même très fatiguée, j’ai besoin de me reposer.
Quand je participe, l’après-midi, c’est à l’atelier équilibre, aux sorties au cinéma et aux spectacles de danse.

Ici, j’ai rencontré et sympathisé avec une dame très gentille, mais elle a déménagé dans une chambre qui se trouve dans un autre service. C’est plus à table que j’ai des échanges. Sur des sujets communs, mais c’est sympathique.

Le soir, je suis la première à quitter la table. Je vais voir ce qui est prévu le lendemain, puis je retourne dans ma chambre. Je me prépare pour me mettre au lit, et je regarde la télévision. Une heure avant de me coucher, je prends mes médicaments, je ne dors pas très bien.

J’aurai préféré vivre ma retraite dans la maison que j’avais au bord de la mer, je suis plus jeune que les autres résidents. Mais je ne peux pas.

Vivre ici, ça n’est pas LE bonheur, mais c’est UN bonheur, oui.
Nous sommes pris en charge, les repas sont préparés, nous avons un logement avec un lit, le ménage est fait, le linge est lavé et repassé. J’aime bien les activités.
Autrement, je ne sais pas si je ferai l’effort d’aller vers les autres.

Et puis nous pouvons participer à la vie à la Résidence et à l’extérieur, grâce à des projets que nous imaginons. C’est important ça ! »

Mme M.

> MARS 2025

J’habitais à la Bouëxière, dans le bourg. Mais ma jambe ne marchait plus, je ne pouvais plus vivre seule.

Je me trouve bien là, avec les filles, avec tout le monde. Je suis tranquille, j’ai ma chambre, il y a souvent des animations.

Ma famille est loin et âgée, je ne la vois plus. Mais, j’ai souvent de la visite quand-même, des résidentes, des anciennes voisines, des familles qui viennent voir leurs parents et viennent me voir aussi. Je ne m’ennuie pas.

J’ai besoin d’aide pour me lever, me laver, aller aux toilettes, me coucher. J’ai besoin des autres. Il faut bien accepter.
Mais je suis bien ici. J’avais été ailleurs, mais ça n’était pas pareil, la cuisine n’était pas trop bonne et il n’y avait aucune rencontre d’organisée.

M. G

MAI 2025

Je me sens bien ici, je ne peux pas dire le contraire. On a une bonne nourriture, on a de tout un peu. Il n’y a pas lieu de se plaindre pour moi.

Il y a bien 4 mois que je vis ici. Ma femme ne pouvait pas avoir soin de moi, elle est estropiée. A la maison, ça n’était plus possible. Alors on a fait le choix que je vienne là. Mais elle vient souvent me voir, presque tous les jours. La maison n’est pas loin.

Je suis content de ma chambre, c’est une belle petite chambre. On m’aide à me coucher le soir. Les dames sont très gentils. Bien sûr que ça ne vaut pas chez soi, il n’y a rien de tel d’être chez soi. Mais on est bien, on ne peut pas dire le contraire